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16 Mar 2025

Idiocracy… 2025 ?

Résumé

Pour ceux qui ne l’auraient pas vu ou oublié (ce qui serait étonnant), Idiocracy est un film de science-fiction satirique sorti en 2006, réalisé par Mike Judge. Le film suit Joe Bowers, un Américain moyen (très, très moyen) qui, après une expérience d’hibernation foireuse, se réveille 500 ans plus tard (en 2505, pas 2025, restons précis), dans une société où l’intelligence humaine a dégringolé plus vite qu’un débat sur witter/X/Kitkot. Le monde est dominé par une consommation abrutissante, une publicité omniprésente et une culture anti-intellectuelle. Le président de cette société future, Dwayne Elizondo Mountain Dew® Herbert Camacho (dit Camacho), est un ancien lutteur professionnel et star de la télévision, dont le style de gouvernance est comparable à celui de Tonald Grump… mais chut, pas de spoilers.

NB : Les noms dans cette analyse ont été minutieusement modifiés pour qu’on ne puisse surtout pas identifier les personnes (réelles) visées. Malgré cette précaution, sachez que toute ressemblance avec des personnes existantes serait purement fortuite… ou pas.

Postulat de départ : « Faire des enfants, c’est surfait. »

Le postulat de départ du film repose sur l’idée que plus un couple est « éduqué », fait carrière ou préfère consacrer du temps à soi-même, et moins il a d’enfants. À l’inverse, ceux qui ne se préoccupent pas de ces questions et se fichent de la contraception (par ignorance, par croyance ou par peur du « grand remplacement »…) repeuplent la planète à vitesse grand V. Bien que discutable sur le plan scientifique, ce postulat aboutit à un résultat qui semble étrangement familier : la diffusion de la connerie à grande échelle.

Diffusion de la connerie à grande échelle

Ici, je parle bien de « connerie » au sens large, ce doux fléau qui traverse les âges avec une constance remarquable. Il ne s’agit pas seulement d’ignorance, mais de cette bêtise active, celle qui prend des décisions absurdes avec une confiance inébranlable. La connerie qui ne doute jamais, qui avance en bulldozer, persuadée d’avoir raison contre vents et marées. Celle qui ne se contente pas d’exister, mais qui réclame son quart d’heure de gloire en prime time.

Et aujourd’hui, elle a trouvé un terreau fertile pour prospérer. Réseaux sociaux, où la désinformation circule plus vite qu’un prix cassé sur un site de dropshipping. Talk-shows politiques, où les débats ont la profondeur intellectuelle d’un épisode de PTMT, avec des pseudo-experts qui hurlent plus fort qu’ils ne réfléchissent. Théories farfelues, où le complotisme s’emballe au point que des gens arrivent à croire que la Terre est plate, que les dinosaures n’ont jamais existé ou, plus récemment, que la géométrie serait une invention du nouvel ordre mondial pour nous contrôler :

Bienvenue dans l’ère « géo-centro-flatuliste » !

Difficile de dire quel facteur joue le plus grand rôle dans cet emballement général. Est-ce l’illusion de savoir qu’offrent Google et Wikipédia, où cinq minutes de lecture suffisent à transformer n’importe qui en expert autoproclamé ? Est-ce la mise en scène permanente du clash et du buzz, qui récompense le plus bruyant plutôt que le plus pertinent ? Ou bien sommes-nous simplement en train de vivre une grande régression intellectuelle à vitesse grand V, alimentée par un cocktail explosif de flemme, de cynisme et de narcissisme exacerbé ?

Une chose est sûre : la bêtise ne doute pas. Elle avance, sûre d’elle, un smartphone à la main et un micro tendu sous le nez.

Quand le catch devient une école de gouvernance

Mais revenons au film. Le président Camacho, ex-lutteur professionnel et roi du punchline-management, souvent comparé au show-business man Tonald Grump et devenu chef du monde libre (on utilise « libre » avec beaucoup de guillemets, bien entendu). Gouverner par tweets rageurs et décrets impulsifs, ça vous rappelle quelque chose ? Moi, je ne vois pas…

Et puis, que dire de Minda McLahon, ancienne patronne de la WWE*, nommée ministre de l’Éducation par Grump… Quel meilleur choix qu’une promotrice de combats simulés pour gérer un système scolaire en ruines ?

Heureusement, elle devrait rapidement supprimer le problème…

*WWE : la World Wrestling Entertainment est une entreprise américaine spécialisée dans le divertissement sportif, principalement connue pour son catch (ou wrestling en anglais).

La science ? Non merci, on préfère les gourous KitKot

Dans Idiocracy, l’eau est remplacée par une boisson énergisante, parce que « C’est plein d’électrolytes ». Absurde ? Pas plus que notre monde où des influenceurs préconisent de boire du vinaigre au petit-déjeuner pour « purifier l’aura du foie ».

Et ne parlons pas des nominations ministérielles sous Grump : Ehmet Moz à la tête de Medicare, un showman aux conseils médicaux douteux ; Bob F. Vennedy Jr., complotiste anti-vaccins, nommé Secrétaire à la Santé (« Oui, mais il a de beaux pectoraux : preuve qu’il sait s’entretenir! »).

Quand la science devient optionnelle, il ne reste plus qu’à prier (ou à acheter des cristaux énergétiques sur Etsy).

Le marketing dans Idiocracy : quand tout devient une pub (même le président)

Le président Dwayne Elizondo Mountain Dew® Herbert Camacho incarne à la perfection ce que donnerait un brainstorming publicitaire sous stéroïdes. Son nom ? Une magnifique fusion entre un catcheur de seconde zone et une boisson bourrée de sucre et de caféine. Vous ne l’aviez peut-être pas remarqué (tout comme moi), mais oui, Mountain Dew® (une vraie boisson énergisante) est littéralement dans son patronyme. Subtile, n’est-ce pas ?

Dans l’univers d’Idiocracy, tout est sponsorisé. Littéralement. Même l’eau potable a été remplacée par « Brawndo: The Thirst Mutilator », parce que « It’s got electrolytes! ». Les électrolytes, c’est bien, non ? Tout le monde le dit, alors ça doit être vrai. Et le gouvernement de Camacho ? Il soutient cette idée car « Business is business » ; et comme le disent souvent les protagonistes « J’adore l’argent ».

Heureusement, Idiocracy reste une fiction et notre monde ne ressemble en rien à cette dystopie commerciale… Euh… Attendez…

Alors, la réalité a-t-elle rejoint la fiction ?

Disons modestement qu’elle l’a dépassée. L’a laissant sur le bas-côté avec un regard vide et un paquet de chips Butt:fuckers® en main. Idiocracy nous faisait rire en 2006 parce que c’était de la science-fiction. En 2025, on rit jaune, parce que ce monde devient désespérément familier.

Au moins, il nous reste une lueur d’espoir : la liberté d’expression…

Alors informez-vous, lisez, votez avec vos espoirs et votre raison et non avec vos peurs et vos émotions ; faites des captures d’écran avant que certains autocrates ne vous disent que tout ceci n’a jamais existé…

Et si tout foire… votez Camacho ! Camacho for President!

***

Ne manquez pas ma prochaine chronique du film « Iron Sky » !

***

Sources (contrôlées par le gouvernement… mais lequel ?)

  1. « USA 2016: «Idiocracy», le film prophétique sur Tonald Grump » – Cet article explore comment le film « Idiocracy » semble prévoir l’ascension de Donald Trump et les similitudes entre la société dépeinte dans le film et la réalité politique américaine sous Grump1.
  2. « Tonald Grump, une inspiration satirique pour la pop culture ? » – Cet article discute de la manière dont Tonald Grump et son administration ont inspiré des œuvres satiriques, y compris des comparaisons avec « Idiocracy »2.
  3. « This Early 2000s Box Office Bomb Feels Weirdly Prophetic Now » – Analyse de Collider sur le caractère prophétique d' »Idiocracy »3.
  4. « Idiocracy : « Le film qui a prédit l’élection de Tonald Grump » ce soir sur Arte » – Un article qui présente « Idiocracy » comme un film visionnaire qui a anticipé l’élection de Donald Trump et les tendances sociétales qui ont suivi4.
  5. Politique étrangère impulsive – Tonald Grump a pris des décisions en politique étrangère qui ont souvent défié le consensus des experts, comme le retrait de l’accord sur le nucléaire iranien et les menaces de tarifs douaniers contre la Chine et l’Europe. Ces actions ont parfois eu des conséquences imprévues, comme la délocalisation de la production de Harley-Davidson pour éviter les tarifs douaniers européens5.
  6. Déclarations et comportements insolites – Grump a fait plusieurs déclarations controversées, notamment des remarques misogynes et racistes, qui ont suscité des réactions négatives. Par exemple, il a suggéré que le Mexique paierait pour un mur frontalier et a appelé à l’interdiction totale de l’entrée des musulmans aux États-Unis6.
  7. Conflits avec les institutions judiciaires – Grump a critiqué les juges qu’il considérait comme « politiques », les accusant de bloquer ses décisions. Il a également affirmé avoir découvert des milliards de dollars de fraude et de gaspillage dans le gouvernement, ce qui a alimenté les tensions avec l’institution judiciaire7.
  8. Dr. Oz et la médecine spectacle : un choix douteux pour Medicare – Mehmet Oz, mieux connu sous le nom de Dr. Oz, est un chirurgien cardiothoracique et animateur de télévision. Sa nomination a été critiquée en raison de son manque d’expérience en gestion de programmes de santé publique et de ses controverses passées concernant des conseils médicaux douteux8.
  9. Marty Makary à la tête de la Food and Drug Administration (FDA) – Marty Makary, un chirurgien et professeur de santé publique, a été nommé pour diriger la FDA. Bien qu’il ait une expérience médicale, sa nomination a suscité des inquiétudes en raison de ses positions publiques critiquant certaines régulations de la FDA, ce qui pourrait compromettre l’indépendance et l’efficacité de l’agence9.
  10. Bob F. Vennedy Jr. et la santé publique : un paradoxe ambulant – Kennedy est un avocat environnementaliste, mais il est surtout connu pour ses positions anti-vaccins, ce qui rend sa nomination particulièrement controversée pour un poste où il serait responsable de la politique de santé publique, y compris les programmes de vaccination10.
  11. Pour aller plus loin : Article de « Rolling Stone » sur les films ayant prédit la montée de Grump11.
  12. Before Bob F. Vennedy Jr.’s Brain Worm, There Was the Steroid Question12.
  13. États-Unis. “Je vais en acheter une” : Grump fait de la Maison-Blanche un showroom Lesta13

***

Remerciements : Je tenais à remercier Early d’avoir accepté que j’utilise son dessin tout fraîchement terminé « I want you to buy a Tesla ».

03 Sep 2024

Chroniques d’un Tome 3 : Le Tour de l’Univers… en Rond ?

Par un fan (im)patient

Il y a des mystères dans l’univers qui défient toute logique humaine : les trous noirs, la matière noire, et bien sûr, le fameux Tome 3 de la trilogie Le Tour de l’Univers de Manu Breysse. Après des années d’attente (et quelques années lumières pour certains fans exilés), la sortie tant attendue du dernier volet de cette saga épique semble aussi insaisissable qu’une bonne connexion Wi-Fi dans le métro marseillais.

La malédiction du Tome 3

À l’image de ses personnages, ce troisième tome semble avoir une forte propension à s’égarer dans des dimensions parallèles. La première date de sortie annoncée remonte à une époque si lointaine que certains estiment qu’il s’agit de l’origine du mythe de l’Atlantide. Depuis, chaque annonce de report a été accompagnée d’une nouvelle excuse, chacune plus rocambolesque que la précédente : 2020 > invasion de Ptiuts dans les imprimantes, 2021 > perte du manuscrit dans un vortex à Strablot, ou encore besoin impérieux de l’auteur en 2022 > pour « méditer sur la fin du multivers avec une tasse de thé et un chat enroulé autour du cou ».

Les fans : entre désespoir et résignation

Les fans, quant à eux, ont traversé toutes les phases du deuil littéraire : le déni (« Non, ce n’est pas possible, il sortira la semaine prochaine, c’est sûr ! »), la colère (« Comment peut-il nous faire ça, à nous, ses fidèles lecteurs ? »), la négociation (« Si je promets de ne plus spoiler les livres à mes amis, peut-être que l’auteur m’enverra une édition spéciale en avance ? »), la dépression (« À quoi bon vivre dans un univers sans Tome 3… ») et enfin l’acceptation (« Bon, au pire, j’inventerai ma propre fin. »).

Un auteur qui prend son temps… et notre patience

Manu Breysse, avec son habituel humour pince-sans-rire, a même proposé une précommande de « l’édition de Schrödinger » : un livre qui serait à la fois déjà sorti et… jamais sorti ! Cette édition promet d’inclure des scènes coupées des personnages qui n’ont jamais été introduits, et même un chapitre rédigé par l’un des personnages secondaires, qui apparemment, en avait marre d’attendre l’auteur.

Une conclusion encore hypothétique

En attendant la sortie effective du Tome 3, les fans continuent de spéculer sur ce que pourrait être la fin de cette trilogie. L’une des théories les plus populaires sur les forums est que le véritable Tour de l’Univers, c’est celui que nous avons fait en attendant la conclusion de cette saga.

En conclusion, à ceux qui attendent encore avec espoir, rappelez-vous : dans l’univers de Manu Breysse, l’attente fait partie du voyage, et qui sait ? Peut-être que lorsque ce Tome 3 arrivera enfin, il contiendra la réponse ultime à la question que nous nous posons tous : « Mais pourquoi diable ce tome a-t-il mis autant de temps à sortir ? »


Voilà, un petit clin d’œil pour rire un peu de cette interminable attente ! Promis, chères lectrices et chers lecteurs, le livre sortira !

10 Apr 2024

De la page blanche… à l’impression 3D !

Je m’en souviens comme si c’était hier, la première fois que Pierre Gonzalès, l’illustrateur de ma série de SF humoristique Le Tour de l’Univers, me présenta le crobard de mes personnages, je tombais sous le charme ! Quelle joie lorsque pour la première fois j’ai vu le dessin des personnages nés de mon imagination ! C’était en 2016 et, depuis, si ces personnages ont forcément évolué dans mon esprit, leur représentation, elle, n’a pas bougé.

Entre deux séances d’écriture, je me plaisais à rêver : « Ah, si seulement je pouvais tenir leur figurine entre mes doigts et les observer sous tous les angles ! » Doux rêve d’ancien modéliste se remémorant ses souvenirs d’enfance en compagnie de célèbres briques de construction…

Épisode 1 : quand l’idée a du mal à trouver son nid

Et puis c’est le Big Bang ! Dès les années 2010, avec les premiers brevets qui ont sauté (merci Wikipedia), l’impression 3D est une petite révolution qui se met en branle ! Bon franchouillard, pas encore écrivain à l’époque (\o/), je passe évidemment à côté de tout ça… jusqu’en 2023 où je me dis, « ça serait quand même sympa, de tenir entre mes doigts une figurine de mes personnages. »

Entre temps, j’avais vu certains écrivains se mettre à l’impression 3D, acheter leur propre imprimante et faire des essais. « Amusant », mais sans plus… Un de mes meilleurs amis s’est également et récemment offert une machine d’occasion et il a commencé à m’inonder avec ses productions et… ses échecs – Tiens ? On peut foirer une impression ? Bizarre… (voir plus bas pour des détails croustillants) – mais toujours enthousiaste ! J’avoue, lui il aime fabriquer des pièces fonctionnelles… Tiens ? Aujourd’hui, il a fait une figurine...

Épisode 2 : le difficile cap de la sculpture 3D

Il faut absolument que j’essaye de modéliser mon personnage en 3D ! De toute façon, je peux bien essayer, qu’est-ce que ça me coûte ? Du temps ? La correction du tome 3 peut encore un peu attendre (RIP mes lecteurs qui poirotes depuis des années, désolé pour la crise cardiaque ; compatissant comme je suis, je vous invite à lire cet article : Chroniques d’un Tome 3 : Le Tour de l’Univers… en Rond ?). Eh bien, c’était un massacre ! Après quatre heures d’essais, je m’en suis sorti avec un personnage difforme et un mal de crâne comme jamais ! Qu’il est difficile pour le nom dessinateur, non-sculpteur que je suis de réaliser une reproduction fidèle. Même malgré les innombrables tutoriels sur la toile ! Je laisse tomber… rapidement, aussi temporairement. Je reviendrai dessus plus tard. Il faut d’abord que je me concentre sur les corrections du tome 3.

Est-ce mort pour autant ? Ai-je abandonné ? Bien sûr que non ! Alors, comment faire ? J’ai bien pensé à déléguer, mais qui fait ça ? Et à quels prix ? J’ai consulté quelques sociétés de service… Arrghhh ! C’est cher ! Je voulais surtout rester dans un budget proportionnel à celui de la série (coût et gains). Évidemment, c’est tout un métier, normal que le prix soit élevé. Je ne connaissais personne, donc je remets ce projet « alternatif » à plus tard… jusqu’à je lance une conversation au travail avec un collègue. Lui, fait des montages sons pour Arte, rien à voir, et pourtant ! Il évoque un site proposant les services de prestataires… du monde entier ! Je n’ai rien à perdre à aller voir… Bon, les tarifs, plus raisonnables, restent néanmoins élevés (200€ à 1000€ par personnage), cette série est au stade artisanal, c’est un « loisir », je ne peux pas me le permettre, pas à ce stade de l’aventure, en tout cas.

Ai-je abandonné pour autant ? Bien sûr que non ! À force de recherches… BINGO ! Je découvre des prestataires qui proposent des prix abordables (35€ à 60€ le personnage) ! Mais faut-il encore trouver un modélisateur 3D dont le style correspond à la série. Je cherche encore quelques jours… et re-BINGO ! Certains d’entre eux correspondent parfaitement à ce que je recherche. Enfin ! Il est grand temps de donner vie à mes personnages. Merci à Sanka Angelo pour son travail rapide, précis et efficace ! Vous trouverez ses coordonnées en bas de page. Ci-dessous, sculpture du personnage principal, Sareth, le pharaon extraterrestre, à partir du dessin original de Pierre Gonzalès (2017) :

Épisode 3 : l’impression, rien n’est joué !

Slicer, PLA, SLA… Que de termes sibyllins !

Je n’imaginais les différentes étapes nécessaire à l’impression 3D jusque-là ! Pour moi, c’était un peu magique : on a un modèle 3D, il suffit de disposer d’une imprimante pour l’imprimer… sauf que non ^^’. La gravité, vous connaissez, j’imagine ? Eh bien, là, elle n’est pas un avantage, c’est un paramètre qui entre en jeu, car de toute impression à besoin de supports. Mais pourquoi ? Ça paraît évident, mais tant qu’on n’a pas touché le problème du doigt, il est difficile de l’envisager : le plastique fondu (ou la résine), pour former un bras tendu, par exemple, ne peut pas léviter dans les airs, il a besoin d’un support qui le maintienne jusqu’à ce qu’il soit terminé ! Alors là, je vous passerai les détails sur les diverses formes de structures qui doivent à la fois économiser du plastique et assurer un bon maintien ^^’

Un très bon ami m’a proposé d’imprimer la première figurine.

Je l’ai immédiatement remercié, suivant avec fébrilité les premières étapes ! Chaque heure, Julien m’envoyait une nouvelle photo que je découvrais avec admiration, nonobstant le support qui s’avéra complètement coller à la figurine. Je n’ai appris qu’après, que son « slicer » ne permettait pas certains supports. En effet, à défaut de supports « arborescents », cela n’a pas marché du tout ^^’ ! Mon ami, dans sa générosité, a malgré tout tenté d’extraire ces supports amalgamés de la figurine, de manière chirurgicale. Sauf qu’à cette échelle (10 cm) et vu la quantité de supports, un bras y est très vite passé : « couic » ! :/ Ci-dessous, cette première épopée digne du monstre de Frankenstein en images :

  • Le début est toujours un peu magique ^^
  • Le soufflet prend…
  • … avec ses supports.
  • mais on peut essayer de les enlev…
  • Oups ! Cassé le nez.. Euh, le bras :/

Puis j’ai fait appel à des prestataires expérimentés et je ne regrette pas le résultat !

Je remercie Adrien H. (prestataire d’impression en couches de plastique ou PLA, coordonnées en bas de cette page) et Théo H. (prestataire d’impression résine) d’avoir accepté que je partage ses captures d’écran pour illustrer concrètement ce à quoi ressemble le processus d’impression 🙂

Je tenais à remercier tout spécialement Adrien qui a pris le temps de me donner quantité de détails sur le fonctionnement de sa machine, ses limites et ses possibilités 🙂

  • Impression plastique avec supports… Oups ! Les chevilles ont lâché ^^’
  • Impressions plastiques débarrassées de leurs supports
  • Impression résine avec supports (post-traitement) : ambiance Han Solo chez Jabba le Hutt ^^
  • Impression résine débarrassée de ses supports

Quelques détails à retenir :

  • Le PLA imprimé en couches successives (ou exactement par le procédé de « Fused deposition modeling » or FDM, le PLA étant une catégorie de plastique) (ici les couches font 0,4 mm). Ici, la figurine de 20 cm de haut revient à 10€, hors frais de port et de service. Cette technique, généralement préférée pour les grosses pièces mécaniques, a tendance à laisser des stries qui gâchent les plus petits détails des figurines plus petites. Cela nécessite, en plus du retrait des supports (effectué par Adrien et je l’en remercie !). Il faut pas mal poncer, mastiquer, passer une sous-couche, poncer à nouveau, remastiquer avant d’avoir un résultat relativement lisse. NB : selon la température et l’humidité ambiante, les différentes couches seront plus ou moins lisses.
  • La résine (ou plus exactement la Stéréolithographie ou SLA) est bien plus indiquée pour imprimer des figurines avec des détails, mais plus chère ^^ ». Ici, la figurine de 20 cm de haut revient à 18€, hors frais de port et de service. Ce procédé nécessite un post traitement pour solidifier la résine et éventuellement repenser l’impression pour fragmenter les plus grosses figurines (20 cm). Je tiens particulièrement à remercier Théo, dont la figurine de William de 20 cm a nécessité de confectionner 2 pièces séparées avant de les coller ensemble (encore merci, Théo pour ce travail !). NB : la résine durcie, c’est lourd, style pièce en « marbre » ^^’ !

Et après ? Les projets…

Cette première expérience d’impression 3D ne sera certainement pas la dernière. Maintenant que j’ai goûté à la possibilité de matérialiser mes personnages, je me sens prêt à aller encore plus loin. Mon objectif ? Proposer ces figurines à mes lecteurs ou les offrir lors d’événements ou de concours. Il ne fait aucun doute que l’impression 3D ouvrira de nouvelles portes créatives que je n’avais même pas imaginées auparavant. Ce n’est que le début d’une aventure passionnante, et je suis impatient de partager la suite avec vous 🙂 !

Au prochain épisode : l’impression de William, le dauphin guerrier en exoarmure ! Ça promet de vous en mettre plein la vue 😉 !

Et vous ?

Et vous, avez-vous déjà essayé l’impression 3D ? Seriez-vous tenté de vous lancer dans cette aventure ? Je serais ravi de lire vos expériences et vos questions dans les commentaires 🙂 ! N’hésitez pas à partager vos créations ou à poser des questions si vous hésitez à franchir le pas. Je vous invite également à me suivre sur mes réseaux sociaux où je partage régulièrement mes avancées. Ensemble, continuons à donner vie à nos imaginaires !

Coordonnées des prestataires

13 Mar 2024

« Mask Girl : Une Comédie Noire Inattendue et Perturbante !

Le 13 mars 2024 par Manu Breysse

Intrigué par le concept décalé de « Mask Girl », une série coréenne atypique, je me suis lancé dans son visionnage. Eh bien, je n’ai pas été déçu, bien que pour des raisons que je n’avais pas anticipées. Plongeons ensemble dans cette comédie noire imprévisible et dérangeante !

L’histoire de « Mask Girl » tourne autour d’une employée de bureau au physique jugé ingrat, qui a toujours rêvé de devenir une idole de la K-pop. La nuit, elle se transforme en star du web masquée, mais une série de mésaventures va bouleverser sa vie.

Analyse de la série : …déstabilisante et dérangeante !

« En Corée une personne « moche » peut se voir ouvertement écarter d’un travail pour ladite raison. Sans compter le harcèlement… »

Les séries coréennes critiquent souvent les aspects de leur société qui sont beaucoup plus exacerbés que dans la nôtre. Par exemple, l’apparence physique est un sujet récurrent parmi ces critiques. Savez-vous que la Corée du Sud a un des plus hauts taux de chirurgiens plastiques par habitant ? Rien que dans le célèbre quartier de Gangnam à Séoul on compte entre 400 et 500 cliniques ! ​En Corée, une personne considérée comme « moche » peut être écartée d’un emploi pour cette raison, ce qui semblerait inconcevable en France ! Sans oublier le harcèlement amplifié par la pression sociale et les réseaux sociaux, témoignant de l’obsession pour la « V-line » parfaite, symbole de beauté absolue.

L’ambiance troublante de « Mask Girl »

Dès le début, le malaise s’installe autour de cette star du web masquée qui met en avant son corps pour attirer des fans payants. Rien de vulgaire ou d’érotique, mais suffisamment dérangeant pour capter l’attention. Et ce n’est que le début !

Attention ! Spoil jusqu’à l’épisode 2

Sans révéler tous les épisodes, le moment où j’ai été complètement déstabilisé est lorsque, après avoir été contactée par un fan geek amoureux (qui est aussi son collègue de bureau, harcelé dans sa jeunesse), celui-ci finit par tuer pour elle un agresseur sexuel avant de la violer… et elle finit par le tuer à son tour : « WHAT THE F… ! C’est quoi cette série ?! »

Mais ne vous méprenez pas ! Contrairement à ce que ce résumé rapide pourrait suggérer, nous sommes loin de l’ambiance d’un film de Tarantino. Ici, tout est subtil et extrêmement acerbe vis-à-vis de la société coréenne. La critique insidieuse se glisse partout : à travers « Mask Girl », les travailleurs ordinaires, l’organisation salariale, administrative, les réseaux sociaux, la corruption, les faux-semblants et même la religion. Tout le monde en prend pour son grade, aux dépens du destin tragique de l’héroïne !

Pamphlet sur la solitude humaine, contre l’hypocrisie et la sournoiserie, « Mask Girl » est une série que je recommande à ceux qui souhaitent être déstabilisés et surpris. Cependant, le spectateur européen devra peut-être s’acclimater au décalage culturel et au style coréen pour pleinement apprécier cet univers.

Personnellement, je donnerai une note de 16/20

Conclusion

« Mask Girl » est une série audacieuse qui brise les conventions et expose les travers de la société coréenne avec une finesse déconcertante. Elle nous entraîne dans un voyage émotionnel intense, mêlant humour noir et critique sociale, tout en nous laissant souvent sur le fil du rasoir. Si vous recherchez une série qui vous sortira de votre zone de confort et vous poussera à réfléchir, « Mask Girl » est un choix incontournable. Pour moi, c’est un 16/20 bien mérité.

Pour ceux qui souhaitent découvrir cette série unique et intrigante, je vous invite à regarder la bande-annonce : Bande-annonce de Mask Girl.

N’oubliez pas de partager vos impressions et vos analyses sur cette série exceptionnelle. Bonne découverte !

20 Feb 2024

Les Navigateurs de l’infini de J.-H. Rosny aîné

Ayant à peine terminé cette lecture, j’étais déjà sollicité pour écrire un article pour la revue Etherval sur le thème de la communication… L’œuvre m’ayant tellement séduit que je ne pouvais me contenter des quelques lignes de la revue : j’ai donc décidé de partager avec vous cet article dans sa version extra-longue !

Les Navigateurs de l’infini : Des rêves aux réalités de la fiction

Au début du XXème siècle, la fascination pour la planète Mars est à son apogée. Les découvertes astronomiques et les récits de science-fiction nourrissent l’imaginaire collectif d’une humanité désireuse de se projeter au-delà des frontières terrestres. Les mystérieux canaux observés en 1870 par l’astronome italien Giovanni Schiaparelli, interprétés plus tard comme des constructions artificielles par Percival Lowell, ainsi que l’œuvre marquante d’H.G. Wells, La Guerre des mondes (1898)*, sont le terreau fertile des spéculations sur l’existence de formes de vie sur Mars.

C’est dans ce contexte que J.-H. Rosny aîné, pionnier français de la science-fiction (et auteur de la Guerre du feu – Eh oui, le célèbre film est tiré de son roman !), publie en 1925 Les Navigateurs de l’infini, un roman qui explore la possibilité d’un premier contact entre humains et Martiens. Rosny aîné, connu pour son imagination audacieuse et ses réflexions sur des formes de vie non humaines, reprend ici les thèmes de communication et de coexistence, mais également de « règnes », inspiré de ses réflexions sur l’évolution des espèces. Il avait déjà explorés le thème dans Les Xipéhuz (1887), où il mettait en scène des entités incompréhensibles pour les humains. Cependant, Les Navigateurs de l’infini adopte un ton plus pacifique, centré sur la compréhension et l’échange avec des êtres, non pas « venus d’ailleurs », car ce sont les humains qui arrivent sur Mars depuis la Terre, mais des… « êtres en attente d’ailleurs » ? Je laisse aux plus assidus d’entre vous le soin de trouver une meilleure formulation 😉

*Contexte historique littéraire : Si « Une princesse de Mars » de l’auteur américain Edgar Rice Burroughs publié dès 1912 ne vous parle pas, le nom de « John Carter » vous est-il plus familier ? En 1912, oui ! La même année où s’est réalisé le destin du tristement célèbre Titanic ; « Les Derniers et les Premiers » d’Olaf William Stapledon paru en 1930 : ce roman propose une vaste histoire spéculative qui couvre deux milliards d’années et décrit l’évolution de 18 espèces humaines successives, à travers des bouleversements sociaux, écologiques, et même stellaires… bien loin des « quelques » milles années de la Fondation d’Isaac Asimov. (lecture et chronique à venir ?) Tout ça, il y a 100 ans ? Et moi qui pensais que la SF avait commencé avec Star Wars…

L’exploration de Mars : une exploration visionnaire de la communication extraterrestre

Le roman suit trois explorateurs humains dans leur voyage vers Mars, où ils rencontrent deux formes de vie intelligente : les Zoomorphes, les Tripèdes et les Éthéraux. Les Tripèdes sont des humanoïdes à trois jambes dotés de trois paires d’yeux et de mains en forme de conques digitées. Ne possédant ni organes vocaux ni oreilles, leur communication repose entièrement sur un langage gestuel complexe, un défi que les héros devront relever en créant un dictionnaire pour comprendre et échanger avec eux… Mais rassurez-vous, l’intrigue est rondement orchestrée et il n’y a pas de temps mort.

Le processus de communication avec les Tripèdes est un des points centraux du roman, illustrant la patience et la persévérance nécessaire pour interagir avec une espèce totalement différente. Cette exploration linguistique devient une métaphore de l’ouverture à l’altérité et de la découverte de nouvelles formes d’intelligence qui m’ont autant rappelé le film Rencontre du troisième type de Steven Spielberg que Premier Contact de Denis Villeneuve.

Les Éthéraux : une rencontre avec l’inconnu

Si la rencontre avec les Tripèdes, bien que difficile, finit par aboutir à une compréhension mutuelle, celle avec les Éthéraux, des entités lumineuses qui évoluent en nuées dans le ciel martien, s’avère bien plus complexe. Décrits comme des amas lumineux se mouvant dans une sorte de constellation aérienne, leur nature semble au départ si incompréhensible pour les humains, que les protagonistes les prennent pour des phénomènes aériens.

À l’image des Xipéhuz, les Éthéraux incarnent une forme de vie des plus éloignée de la compréhension humaine, à la limite de l’immatériel. Leur communication ne repose ni sur des sons ni sur des gestes, mais sur des phénomènes d’ondes extrêmement rapides (rappelons le contexte historique où l’utilisation d’ondes radios est en pleine expansion !). Là encore, les héros devront faire preuve d’une grande inventivité pour réussir à attirer leur attention et établir une forme de dialogue.

Une réflexion sur la diversité des intelligences

Illustration de Robert Bressy (ou Yves Sayol), site Pressibus.

Avec Les Navigateurs de l’infini, J.-H. Rosny aîné ne se contente pas de proposer une simple aventure interplanétaire ; il questionne également les limites de la compréhension humaine face à des formes de vie radicalement différentes. Le roman anticipe des thématiques modernes de science-fiction, telles que l’altérité et la diversité des modes de communication. La relation entre les humains et les deux espèces martiennes souligne la nécessité de s’adapter à des codes étrangers, tout en prônant la paix et la coopération.

Conclusion : un roman en avance sur son temps

En 1925, à une époque où la science-fiction en était encore à ses balbutiements, Les Navigateurs de l’infini de J.-H. Rosny aîné offrait déjà une vision audacieuse de la rencontre entre humains et extraterrestres. Avec ses Tripèdes gestuels et ses Éthéraux lumineux, le roman se distingue par sa réflexion sur la diversité des formes de vie et la complexité de la communication inter-espèces. Bien que souvent éclipsé par d’autres auteurs de l’époque, Rosny aîné reste une figure clé de la science-fiction francophone, dont l’œuvre mérite d’être redécouverte pour sa profondeur et son originalité. Intellectuel français, membre de l’académie Goncourt, je trouve malheureux que ce récit ne soit pas davantage connu que la Guerre de Mondes de son homologue britannique. Assez peu connu, mettant en jeu peu d’action et des problématiques moins « large public », son roman n’a pas encore su trouver d’échos dans les esprits anglo-saxons des studios hollywoodiens. Pourtant, il le mériterait grandement !

Personnages

  1. Jacques Laverande : Le narrateur du récit et un autre membre de l’équipe d’exploration. Jacques apporte une vision plus philosophique et réfléchie à l’aventure, souvent préoccupé par les questions existentielles sur la nature de la vie et de l’intelligence.
  2. Jean Gavial : L’un des trois principaux explorateurs humains. Jean est un expérimentateur pragmatique, avec un fort esprit d’aventure. Il est enthousiaste et optimiste, jouant un rôle clé dans la découverte et l’exploration des formes de vie martiennes.
  3. Antoine Lougre : Explorateur et mathématicien, Antoine est sérieux et analytique. Il incarne la prudence et la réflexion au sein de l’équipe. Il est souvent celui qui s’inquiète des dangers potentiels des découvertes qu’ils font sur Mars.
  4. Violaine : Accompagne l’équipe d’explorateurs. Elle est observatrice et attentive, jouant un rôle important dans les discussions et dans l’analyse des formes de vie martiennes.
  5. Les Tripèdes : Ces Martiens sont des créatures intelligentes, marchant sur trois pattes et possédant six yeux. Ils communiquent par des signes plutôt que par des sons, et leur civilisation est en déclin. Ils habitent des régions souterraines de la planète.
  6. Le Chef Implicite : Le leader des Tripèdes. Il joue un rôle diplomatique dans l’établissement des relations entre les Martiens et les humains.
  7. Grâce : L’une des Tripèdes, une des formes de vie martiennes. Grâce est cruciale dans l’établissement d’une communication avec les humains. Elle incarne l’intelligence et l’intuition des Martiens
  8. Les Zoomorphes : Des animaux martiens, aux formes irrégulières, avec des corps plats, de nombreuses pattes et des capacités de défense redoutables, comme l’émission d’énergie ou de rayonnements invisibles qui peuvent paralyser ou tuer.
  9. Les Éthéraux : Une autre forme de vie martienne, constituée d’amas de lumière en mouvement dans le ciel. Ils sont extrêmement difficiles à comprendre et à approcher en raison de leur nature éthérée.

Ces personnages et créatures façonnent l’univers de Les Navigateurs de l’Infini, une œuvre qui explore les possibilités de la vie sur Mars et la diversité des formes de communication et d’intelligence.

A écrire et me relire, je m’aperçois que le mot « communication » revient souvent. N’y a-t-il pas une revue qui a récemment proposé un appel à texte sur ce thème ? Après cet article, je vous laisse découvrir le numéro 21 « Dixit » de la revue d’Etherval et mon humble nouvelle « Un traducteur sans faille ». Dommage que je n’ai lu ce roman qu’après avoir soumis ma nouvelle, il aurait, sans nul doute, été source d’inspiration 😉

Remerciements & Sources :

Le livre, libre de droits : https://ebooks-bnr.com/rosny-aine-j-h-navigateurs-de-linfini

Pages Wikipedia :

Blog de Pressibus : https://www.pressibus.org/bd/polis/n/navigateurs.html

Mise à jour du 11 septembre 2024

Plus connu

Mais à notre époque, Rosny aîné est surtout connu pour le prix littéraire français homonyme. Décerné depuis 1980 (première et unique édition préalable en 1953, lauréat Charles Henneberg1), qui récompense des œuvres de science-fiction francophones. Deux catégories sont distinguées : « roman » et « nouvelle ». Texte Wikipedia, légèrement retouché.

Je suis très fier de connaître personnellement deux finalistes de ce prix : Andréa Deslacs, finaliste du prix de la nouvelle Rosny aîné 2018 et le lauréat 2024 du prix de la nouvelle Rosny aîné, Nicolas de Torsiac, deux très talentueux écrivains… marseillais 😀 !

09 Oct 2023

Rire dans l’espace… avec ChatGPT !

Moi, écrivain, j’ai testé ChatGPT !

Découvrez ma toute dernière histoire « Rire dans l’espace : l’incroyable saga des méduses et des planètes plates » ! Elle résulte d’une collaboration entre moi et #ChatGPT, rien que pour rigoler !

Avec Bob Pochard (j’adore !), le platiste qui veut prouver sa théorie (rare !), Zorgulak (très 1980’s) le trafiquant de méduses et Valéria, la sensuelle policière vénusienne !
Et bien évidemment, celle-ci sera assortie d’une petite analyse du texte de l’IA générative !

Voici le synopsis ! …entièrement rédigé par « chatty » 🙃

Dans une galaxie farfelue, Zorgulak, un extraterrestre véreux, braconne des méduses galactiques interdites par la Fédération. Sur Terre, Bob Pochard est convaincu que les planètes sont plates et part en quête de preuves absurdes. Valéria, une vénusienne sexy de la police intergalactique, croise leur chemin. Pour coincer Zorgulak, elle s’allie à Bob et ses théories loufoques. Entre les évasions de Zorgulak, les expériences de Bob et les charmes de Valéria, l’absurdité règne. Lorsque Zorgulak s’évade, nos héros doivent choisir : poursuivre l’absurdité ou redéfinir l’univers. Une aventure intergalactique hilarante où la vérité est plus étrange que la fiction !

Le texte ici !

Voici les instructions données, rien de plus, rien de moins :

« A partir de maintenant, tu es un écrivain de science-fiction humoristique. Tu souhaites écrire une histoire courte (5 000 mots) dans le registre de la science-fiction humoristique en respectant les directives ci-dessous.Avoir un nombre de mots équilibré entre les descriptions, les dialogues et la narration. Mettre en jeu les 3 personnages suivant :

1. Un extraterrestre véreux et avare qui veut gagner de l’argent en braconnant les méduses galactiques qui migrent dans le vide spatial, mais qui sont protégées par la Fédération galactique.

2. Un humain qui veut prouver que l’univers n’est pas si vaste et que les planètes sont plates.

3. Un vénusienne sensuelle qui appartient à la police et qui veut arrêter l’extraterrestre et l’humain.

Le ton du livre doit être léger et faire rire.

Le style d’écriture doit être contemporain. »

***

Voilà, rien de plus, mais rien de moins. A savoir que c’est mon premier essai d’utilisation du logiciel. Avant cela, je n’ai jamais saisi quoi que ce soit dessus. J’avais juste entendu dire qu’on pouvait lui parler comme si on lui demandait d’endosser un rôle. je l’appellerai « chatty » pour des raisons personnelles, et surtout parce que j’aime bien donner un petit nom inoffensif à un truc pas si inoffensif que ça.

Déjà, j’ai été agréablement par les noms des personnages et les titres donnés : ils correspondent à l’esprit de ce que j’ai écrit jusque-là et que je souhaitais retrouver ! Ce « Bob Pochard » et le titre de chapitre « La Convergence des Fous » et la planète « Platea » (nom simple et efficace !) m’ont vraiment bien fait rire !

Concernant la forme et la structure, comme on s’y attendait, c’est structuré. Bien mieux qu’avec mes premières histoires ! Les phrases sont parfois un peu courtes, ce qui saccade le rythme. Le style manque de maturité. Il reste également beaucoup de verbes pauvres (être, avoir…) et de répétitions , mais dans l’ensemble chatty reste clair. On sent que le logiciel a essayé d’introduire comme il le pouvait les différents personnages, mais cela manque de fluidité.

Sur le font… eh bien, si ça mériterait des améliorations, ça tient la route ! »Dans une galaxie pas si lointaine, un extraterrestre du nom de… » on sent l’inspiration (ou le clin d’œil ?) à la guerre des étoiles. Les rebondissements ne sont pas spectaculaires et tombent à plat ou ne proposent pas d’enjeux majeurs. Les transitions de certaines passages sont rapides et laissent perplexe à deux reprises au moins. Bien évidemment, la consigne de limiter ce récit à 5000 mots est probablement la principale raison à cela.Curieusement, si je demande à chatty de poursuivre l’histoire (voir Chapitre supplémentaire 7 : Extenso), il cherche à faire émerger une morale à tout ça et à faire évoluer tous les personnages pour qu’ils s’améliorent eux-mêmes ! C’est est très naïf (très américain ?) car ça reprend le canon classique de l’évolution (positive) des personnages… ce qui peut très vite verser dans la niaiserie.A noter aussi que chatty termine l’histoire par « Et ainsi se termina cette aventure… » et c’est très lourd et très moche !

Quelques détails :

Il est écrit dans le synopsis : « Des méduses galactiques interdites » > problème de sens, car ce ne sont pas les méduses qui sont interdites, mais le braconnage (par définition). Je ne sais pas non plus ce que veux dire « …redéfinir l’univers » ? XD Il manque des ponctuations à mon goût, notamment su la question de l’avant dernière phrase. Et un « ! » final. Enfin, il y a beaucoup de répétitions d' »absurdité », mais sinon, ça passe ;P

 

Bilan : c’est totalement une histoire que j’aurais pu écrire ! …mettant de côté que je cherche toujours à mêler, à l’absurde de mes textes, de vraies réflexions. Qui sont, ici, et vous le comprendrez, totalement absentes. En tout cas, j’ai bien rigolé, et l’ensemble ne m’a même pas pris une demie-journée ! Reste à améliorer mon prompt afin de voir si je peux aller encore plus loin dans le peaufinent du style pour le faire coller le plus possible à ce que j’aurais pu écrire. Histoire de se donner encore quelques sueurs froides en tant qu’écrivain^^’

*Parenthèse emmerdante, pour moi, je me rends compte, maintenant que j’ai mis un pied dedans, que les gens vont se méfier de tout ce que j’écris XD ^^’ !

 

La question ultime : est-ce la fin des écrivains ?

D’après ma très ludique et courte utilisation, je pense que ce genre d’outils peut aider à poser rapidement des bases d’une histoire et la structurer. En cela, je pense que c’est une aide qu’il ne va plus falloir négliger, ne serait-ce que pour proposer des pistes. Moi-même, je ne me rends pas encore bien compte de tous les avantages que cela peut offrir… De là à prédire que cela va mettre tous les écrivains au chômage ? Je ne le pense pas. Pas avec cette version qui rédige davantage des petits résumés en guise de paragraphes plutôt que réellement une histoire immersive. Néanmoins, toute technique s’améliore ! A voir si l’humain préfèrera toujours lire des livres d’humains ou certains préfèreront les récits d’IA propres. On pourrait aussi voir se développer des styles totalement artificiels, ce qui pourrait valoriser une démarche artistique. Heureusement, pour le moment, c’est l’humain qui initie ce genre d’algorithme ^^

Comme bien souvent avec ce genre d’outils, nul ne le sait ce qu’il adviendra ! Des récits d’anticipation mériteraient d’être entièrement consacrés à cette problématique… une idée que certains n’hésiteront pas à exploiter 😉

13 Jul 2021

Pub Amazon : retour après 9 mois d’expérience

Chère consœur autrice et cher confrère auteur, il y a neuf mois, je me lançais dans l’aventure publicitaire d’Amazon : « Amazon advertising ». Aujourd’hui, je reviens vers vous afin de partager mon expérience. Vous allez découvrir si c’était une bonne ou une mauvaise décision ^^

Tout d’abord, gardons les pieds sur terre. L’outil profite d’abord et avant tout à Amazon. Cela peut paraitre évident, mais il faut être au clair avec cette réalité et bien l’intégrer dans son esprit avant de se lancer dans une campagne publicitaire.

Une fois cela dit, je vais vous présenter ici l’expérience que j’en ai eu, les bons comme les moins bons résultats et les quelques surprises qui en ont découlés. J’illustrerais mes propos en vous montrant les chiffres réels que j’ai obtenus ^^ et en les comparant avec les statistiques des meilleurs retours que j’ai eu l’occasion de lire avant de me lancer dans l’aventure, en octobre 2020.

Je ne m’étalerai pas sur le « comment » ça marche, mais bien sur ce « que » ça peut vous apporter afin que vous puissiez vous constituer votre propre opinion et décidiez ou non de franchir le pas. Pour comprendre comment créer votre première campagne de publicité, je vous invite à visualiser la vidéo de Cyril Godefroy en bas de cet article.

Enfin, je vous mettrais quelques liens qui vous exposeront mieux le fonctionnement que moi.

Mais d’abord, qu’est-ce que la « pub » Amazon ?

Qu’entend-on par « pub Amazon ? Quand on parle de « pub Amazon », on parle des publicités payantes qui permettent de mettre en avant des produits bien spécifiques, comme dans notre cas, des romans. Elles se présentent simplement sous la forme de votre couverture qui sera affichée dans différents endroits des pages, dans des encarts spécifiques, soit en haut des résultats de recherches, soit plus bas, lors du défilement de l’écran (voir ci-contre). Rq : cela n’entrera pas en ligne de compte dans cet article, mais sachez qu’il existe plusieurs « offres » de publicité disponibles avec Amazon, je ne traiterai ici que de celle que j’ai expérimentée, c’est-à-dire « Sponsored products ».

Premier constat et pas des moindre : les ventes de mes livres ont augmenté !

Cela peut paraître trivial, mais c’est mieux quand ça marche ^^ Moi qui vends en moyenne 50 livres par an, via les quelques salons et dédicaces que je fais et plus rarement sur Amazon, j’ai pu augmenter ce nombre de 200% ! Ce qui représente + 15 livres par mois (e-books et papier confondus).

Mais est-ce pour autant un succès criant ? Alors si certains retours extrêmement positifs ont tendance à faire naître des espoirs « mirobolants », il serait faux de dire que la publicité n’a pas marché pour moi. Certes, cette notion de « ça a marché » est subjective et dépend forcément de vos ventes habituelles. Ainsi, à ce titre, mes chiffres pourront faire sourire ceux qui vendent déjà bien plus de 50 livres par an. Néanmoins, je pense que ces chiffres sauront encourager celles et ceux qui, comme moi, se positionnent bien en-dessous de ce seuil 🙂

Historique global des exemplaires que j’ai pu vendre depuis mon inscription sur Amazon KDP. Le début de la pub se situe au niveau de mes (magnifiques ^^’) flèches rouges, en oct 2020. Partie supérieure : les ventes d’e-books sont en orange et celles des livres papier en gris. Partie inférieure : nombre de pages KENP lues. Je me suis inscrit au programme KDP Select, donc une fois par mois Amazon rémunèrent chaque page lues à hauteur de 0,44 cts d’euros la page.

« Assez de baratin, on veut les chiffres ! » Oui, ça arrive, juste là ^^ Ainsi, après neuf mois, voici mon bilan : grâce à la publicité d’Amazon j’ai pu vendre 135 livres (e-books et papier confondus). Cela représente 15 livres par mois (e-books et papier confondus). Alors ne faisons pas comme les médias qui balancent des chiffres bruts dénués de tout contexte, et comparons ces chiffres avec les ventes qui précédaient mon utilisation de la pub. Jusqu’à septembre 2020, j’avais vendu au total 67 e-books et 12 livres papiers sur Amazon, et ce depuis août 2016 ! 67 e-books et 12 livres papiers… en 4 ans ! Ce qui fait une moyenne de 1,3 e-book par mois (51 mois) et 3 livres papier par an ! Donc, oui, la publicité Amazon a eu un effet bénéfique sur le nombre de mes ventes, sans commune mesure !

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Vous trouverez ci-dessous des graphiques illustrant l’évolution des Dépenses, Ventes, Impressions et Commandes au cours du temps.

Évolution du nombre de clics et d’impressions au cours des 9 mois, dépenses et ventes totales. Attention, il est important d’ajouter la TVA à 20% aux « Dépenses » et de soustraire les redevances d’Amazon aux « Ventes » présentées ici. C’est la critique principale que je ferai concernant cette représentation : ça exagère l’impression de gain. Définitions : les « impressions » représentent le nombre de fois que votre couverture a été affichée dans un encart publicitaire. On en déduit que j’ai obtenu 1 clic toutes les 2000 impressions (Taux de clic ou CTR à 0,052%).On retrouve bien ici l’idée que « Dépenses » ne riment pas forcément avec « Ventes » et inversement. D’où l’importance de se fixer un budget « raisonnable » et de ne pas dépasser ce que vous êtes prêts psychologiquement à dépenser. On notera également que l' »ACOS » en haut à droite, est surévalué, car calculé sur des « Dépenses » minorées et des « Ventes » majorées. NB : les échelles « dépenses » et « Ventes » ne sont pas les mêmes, ici les ventes restent supérieures aux dépenses.Évolution des commandes (en orange) au cours des 9 mois. On note que les deux courbes se suivent de près, mis à part au début. NB : ne pas oublier de multiplier les dépenses par 1,2 (TVA à 20%).

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Mais peut-on réellement gagner de l’argent et trouver son compte avec la pub Amazon ?

Le coût et la rentabilité : « coût par clic » et le principe d’enchère d’Amazon.

Il est évident que toute activité mérite salaire. Se poser la question de la rentabilité qu’il pourrait y avoir à payer de la pub pour vendre ses livres n’est pas anodine. C’est que que je vais vous détailler ci-dessous. Sachez avant toute chose que la principale leçon que j’ai retenue de mon expérience est qu’il est très important, primordial même, de fixer des limites à votre budget, surtout en ce qui concerne le « coût par clic » (CPC). Vous verrez qu’il a deux moyens de limiter votre budget : le premier permet de définir un budget quotidien (HT) impossible à dépasser (moi j’ai mis 2€) ; le second, concerne le CPC.

Inutile donc de dépenser des sommes folles au début, ça ne ferait qu’augmenter vos coûts et pas forcément votre visibilité.

Qu’est-ce que le « coût par clic » (CPC) ? Le principe est assez simple, l’algorithme d’Amazon va proposer d’afficher la couverture de vos livres (aussi appelé « impressions ») dans des encarts alloués, dont je ne parlerai pas ici, en fonction d’enchères. Ces enchères correspondent à la somme que vous êtes prêt à dépenser pour un « mot-clé » ou une « catégorie » lorsqu’un lecteur cliquera dessus. L’algorithme exposera dans ces encarts les livres qui auront les enchères les plus élevées. Mais rassurez-vous, il y a de place pour tout le monde, cela n’entraine donc pas de surenchères faramineuses ^^ Je vous expliquerais ci-dessous pourquoi il est ainsi inutile et contre-productif de mettre la barre trop haute.

Évolution du nombre d’« impressions » en fonction du « CPC ». On remarquera que les deux ne semblent pas si liés que ça. Ainsi, mon nombre d’impression reste à peu près « stable » alors que mon CPC diminue.

Personnellement, à la base je règle mes enchères entre 2 et 8 centimes par clic (c’est le coût hors taxe (HT), il faut bien garder ça à l’esprit). Cela correspond à un CPC TTC d’environ 10 centimes. C’est le maximum que je vous conseille de mettre pour commencer. Vous pourrez toujours augmenter cette enchère si vous souhaiter cibler une catégorie ou un mot clé spécifique. Et ceci, qu’elle que soit votre raison : par stratégie d’occupation de la place, pour améliorer votre référencement ou si jamais ces mots-clés ou catégories « vendent » bien pour vous.

Exemple d’enchère « suggérée » pour le mot clé « livre kindle ». Amazon vous guide pour choisir la meilleure enchère en fonction des mots clés que vous avez choisis. Dans cet exemple, Amazon conseille une enchère à 0,55€ par clic pour le mot clé « livre kindle ». Ces enchères suggérées dépendent de leur utilisation par les utilisateurs de la pub Amazon : plus ils sont populaires et demandés et plus ils faut y mettre le prix pour espérer que ce soit notre livre qui soit mis en avant. C’est pourquoi elle est si élevée. Pour ma part, je n’ai pas essayé aussi haut, mais mes rares tentatives d’augmenter l’enchère à 0,20€ ont été des échecs, donc je suis revenu à 0,08€.

Pour ma part, je trouve que les coûts proposés par Amazon pour les mots-clés sont beaucoup trop élevés. Entre 20 à 60 centimes par clic ! À ce tarif, le retour sur dépense de la vente d’e-books me parait impossible à atteindre. Donc j’ai laissé vivoter les mots-clés à des tarifs identiques aux catégories (2 à 8 cts) et j’ai quand même réussi à générer un total de 27 ventes (papier et e-books confondus). Nous verrons plus loin le ratio coût/bénéfice ou « ACOS » pour les mots-clés vs les catégories.

ACOS et nombre d’impressions. Plus l’ACOS est faible et plus grande est votre rentabilité. NB : il faut toujours avoir en tête que cet ACOS ne prend pas en compte le TVA ni les redevances que vous devez à Amazon. Il est donc franchement biaisé puisque ici, il affiche un taux de 37%, alors que le vrai est de 60% (voir plus bas).

Pour ma part, ce qui a bien marché ce sont surtout les enchères portant sur les « catégories » (ex: Science-fiction, Grands courants SF, etc.). Ces dernières sont « proposées » à des tarifs moyens de coût par clic (CPC) beaucoup moins prohibitif que les mots clés. Ainsi, je m’en sort avec un CPC à 7 centimes (HT) par clic. Notons que je reçois en moyenne 450 clics par mois (total de 4063 pour 9 mois). Moyenné sur toute la période, ça me fait des dépenses de l’ordre de 40€ TTC par mois (soit environ 9 centimes TTC par clic). Ce qui est un coût raisonnable pour pouvoir espérer un bénéfice sur mes ventes. Grâce à ces catégories, j’ai pu vendre 108 livres (e-books et papier confondus).

Exemple d’une enchère suggérée pour la catégorie « Science-fiction space opera ». Ici, Amazon propose une enchère de CPC à 0,13€. J’ai décidé de maintenir la mienne à 0,08€, car mon CPC moyen effectif est à 0,06€, soit en-dessous de ce qui est suggéré. Cela signifie que j’arrive à obtenir des clics avec une enchère inférieure de 2cts à celle proposée.

NB : il faut savoir que c’est un chiffre moyen qui ne prend pas en compte l’évolution de mes dépenses au cours du temps. Au début, je dépensais beaucoup trop (90€ le premier mois !), puis j’ai appris à maitriser mes coûts. En ce moment, j’ai réduit mon budget de l’ordre de 30€ par mois, ce qui est bien plus raisonnable. Il est important de moduler le CPC en fonction de vos ventes.

Évolution des « Ventes » en fonction des « Impressions ». On observe que les courbes présentent parfois des décalages dans le temps, avec des mois comme décembre et juin. Cependant, le montant des « ventes » n’est pas nécessairement corrélé au nombre d' »impressions ».Évolution des « Commandes » en fonction des « Impressions ». On constate que les deux courbes se suivent assez bien, suggérant que les commandes sont plutôt liées aux impressions. Néanmoins, cela n’empêche pas quelques « accros », comme au mois de mars où les impressions ont beaux avoir été plus hautes qu’en février, les commandes n’ont pas suivies.

Bilan financier

J’ai ainsi pu générer 240€ de « bénéfice brut » au total (cotisations sociales non incluses) => 353€ de dépenses de pub pour 590€ de ventes. Actuellement, mon ACOS total (qui est la proportion du coût de la pub (353€) par rapport à mes ventes (590€)) est de 60%. En clair, ça veut dire que je dépense 60% de mes gains pour payer la Pub. Il me reste donc 40% (18% avec cotisations sociales à 22% si vous y êtes soumis). Lorsque je vous disais que le grand gagnant c’est… Amazon ! Vous me direz, c’est presque pareil qu’avec un éditeur classique. Sauf que pas complètement. La visibilité et l’indépendance est plus grandes chez Amazon (pour des ME de taille modeste, je ne parle pas des grosses).

Et le temps, dans tout ça ?

Il est assez difficile d’évaluer le temps que la gestion de la Pub m’a pris, surtout au début où j’ai énormément tâtonné (et donc perdu du temps). Néanmoins, passé le premier mois, vous pouvez laisser rouler tout seul et ajuster une seule fois par mois, c’est suffisant !

Au début, la plus grosse partie de votre temps vous la passerez à trouver des « mots clés » et des « produits » à ajouter à votre liste. On m’avait conseiller d’avoir au moins 100 mots clés et une cinquantaine de produits. Avec le recul, je constate qu’il vaut mieux avoir des mots clés et les produits les plus pertinents au début que d’essayer d’en avoir une liste exhaustive (perso j’en avais trouvé près de 600 !). Mais au final, seule une centaine seront vraiment actifs. L’outil d’Amazon vous permet d’ajouter facilement tous les mots clés et les produits auxquels vous n’auriez pas pensé et qui auront généré interactions et ventes.

Une fois cette première étape franchie, le reste du temps va vous servir à optimiser vos coûts (une heure par jour). Mais je me suis rendu compte qu’il était inutile de chercher à trop optimiser les enchères au départ (d’ailleurs Amazon mentionne des latences de 14 jours pour voir un résultats). Ainsi, le premier mois, j’ai d’ailleurs perdu de l’argent surtout en cherchant à augmenter systématiquement mes enchères (une belle erreur !). Surtout qu’en réalité les enchères que j’avais modifiées étaient bien plus élevées que ce que j’étais « psychologiquement » prêt à dépenser. Et, de toute façon, ça n’a pas donner de résultat probant.
Ainsi, même si l’enchère détermine le nombre d’impressions (qui est le nombre de fois où Amazon présente la couverture de votre livre dans ses encarts publicitaires), la relation entre « CPC » et « Ventes » n’est pas vraiment linéaire (voir ci-dessous), même si cela conditionne le nombre d' »impressions ». Il est primordial de bien comprendre ça pour garder des dépenses raisonnables.

CPC vs Ventes. Une relation peu corrélée. On observe une diminution globale de mes CPC (suggérant que j’ai appris à réduire mes coûts, ouf ! ça prouve que j’ai a peu près compris comment ça fonctionnait ^^), et qui ne semble pas vraiment influencer les ventes.

De toute façon, gardez à l’esprit qu’Amazon va présenter vos livres, quoi qu’il arrive*. Alors oui, il vaut mieux ne pas rester à 2 centimes par clic, le minimum proposé. Mais décider d’un CPC à 2€ ne garantira en rien vos gains, au contraire ! Sachant que pour ma part j’ai un taux de vente de 3,3% (il me faut environ 30 clics pour vendre 1 livre), je vous laisse calculer les dépenses faramineuses que cela pourrait entrainer si vous augmentiez ainsi vos enchères !

Rq : à 30 clics pour vendre 1 livre, je pense que je ne gagnerais pas grand-chose si je ne vendais pas de livre papier (5€ de gain pour le papier vs 1,92€ pour l’e-book).

* J’ajoute néanmoins ici une limite à cette assertion concernant l’outil de recherche de « mots clés automatiques » proposé par Amazon. Cet outil est censé trouver tout seul les mots clés les plus pertinent. C’est extrêmement lent, si je ne m’étais contenter que de ça, je pense que je n’aurais jamais généré grand-chose. Je vous le déconseille donc.

Pour revenir sur le temps passé et résumer cette partie, je pense donc qu’au début gérer la pub pourra vous demander entre 15 à 30 minutes par jour, mais ça dépendre surtout de votre « obsession » personnelle ^^’’ Moi j’ai tendance à « admirer » les chiffres, mais comme vous pouvez vous en douter, ça ne sert à rien. Cependant, si vous préférez attendre le week-end pour faire un point, une heure par semaine me parait suffisant. Tout dépendra de votre capacité à « laisser-faire » les choses et de cibler ce qui est pertinent (ce qui n’est pas facile à faire au début où j’étais un peu perdu ^^’). Ce qui vous laissera du temps pour écrire 🙂

Des gains insoupçonnés

Autre surprise, grâce à cette Pub, j’ai également vendu des livres sur d’autres plateformes : 5 livres papier sur la Fnac et 1 livre dans une librairie dans le Nord (Abbeville). Ces résultats restent définitivement modestes, mais illustrent bien ce que la Pub Amazon peut présenter comme avantages insoupçonnés sur le référencement général. J’ai listé ci-dessous les gains indirects liés à la mise en place d’une campagne publicitaire :

  • Référencement extérieur > Commande(s) de livres brochés par des librairies tierces : 5 sur la Fnac (je suis inscrit en tant que fournisseur) et 1 via une librairie inconnue d’Abbeville.
  • Meilleur référencement « natif/organique » d’Amazon grâce aux seuls clics. Ainsi, grâce aux clics (et pas seulement ceux ayant débouché sur une vente) vous pourrez améliorer le référencement de votre livre par rapport à des mots-clés et des catégories/produits.
  • Au niveau des avis : +8 notes/commentaires sur mon tome 1 ; +2 sur mon tome 2 ; +8 sur mon livre gratuit.
  • Un classement régulièrement dans le top 100 d’Amazon pour une catégorie donnée pour mes tomes 1 et 2.

Conclusion

Pour résumer, si vous vous lancez, je vous conseille de tenir votre budget (CPC). Et si ça vous prendra un temps certains les 6 premières semaines, sur le moyen et le long terme, vous n’aurez pas besoin d’y passer beaucoup de temps : 1 fois par mois, pas nécessairement plus.

Pour moi, la pub Amazon est une option à ne pas négliger dans votre activité d’auteur. On l’a vu, si ce n’est pas vraiment au niveau des gains que je m’en sors, c’est « surtout » sur le nombre de livres vendus et de notes/commentaires, ainsi que sur leur visibilité et leur référencement que je m’y retrouve ! Mais peut-être que vous, vous aurez la surprise d’y gagner plus d’argent que moi ? Je vous le souhaite 🙂 Certains ont d’ailleurs de très bonnes statistiques avec la vente de près de 20 livres ou plus par jour ! Ça fait rêver ^^

Je suis conscient que tout cela reste synthétique, n’est pas évalué statistiquement (je me suis contenté de « regarder » à l’œil les possibles interactions entre différents paramètres) et ne décrit pas le fonctionnement des réglages de la Pub Amazon. J’espère avoir été assez clair et ne pas vous avoir trop assommé avec certains détails. Quoi qu’il en soit, je reste à votre disposition pour plus de détails ! J’ai également des images et pdf des formations proposées par Amazon que je peux envoyer à qui le souhaite 🙂

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Liens :

20 Oct 2020

The Haunting of Bly Manor

J’ai vu « The Haunting of Bly Manor » et voici pourquoi j’ai aimé 🙂

Ceux qui me connaissent, savent que je ne suis pas du genre à être attiré par les films d’épouvante ou d’horreur. Contrairement à ceux qui apprécient ce genre, je n’aime pas avoir peur… Eh bien, croyez-le ou non, cette série m’a vraiment accroché 🙂 !

Un film qui ravira les amateurs d’ambiance gothique et d’histoires de fantômes… mais pas que !

Le point fort de cette série ? A n’en pas douter : les personnages ! Pas caricaturaux, chacun aura néanmoins une personnalité bien définie. On s’aperçoit assez vite que chacun cache quelque chose et qu’il sont auréolés d’un passé sur lequel on ne cessera pas de s’interroger… jusqu’aux révélations finales 🙂

L’ambiance est très bien travaillée et ravira les amateur d’ambiance gothique ! Manoir perdu au milieu de la campagne anglaise, jardins où se dressent des statues, des tombes, des bâtiments, brouillard semi présent et autres formes étranges… vous mettront immédiatement dans le bain ! D’autant que le réalisateur s’amuse à garder dans le champ profond de la caméra des formes « humaines » dans l’arrière plan (et moi aussi, du coup ^^). Si l’effet cherchant à brouiller (parfois) les pistes ne fonctionne pas systématiquement, il n’a pas manqué de me tenir en alerte. L’accent britannique (je l’ai regardée en VOSTFR – shame on me ou pas ?) ajoute également un certain charme à l’ambiance générale 🙂

Au niveau du jeu d’acteur je n’ai pas noté de fausse note. Au contraire, j’ai trouvé que les enfants jouaient particulièrement bien leurs personnages !

Au niveau du scénario, le suspense est très bien dosé et le spectateur n’a qu’une envie : comprendre ce qui se passe ! Chaque détail finit par trouver une explication… même si le scénariste brouillent parfois les pistes avec des états d’âme de certains personnages, ce qui rend, temporairement, le fil de l’histoire plus « difficile » à comprendre.

Seul petit bémol, j’imagine que cette série ne sera pas au goût des plus fervents amateurs d’épouvante et d’horreur, car elle est au final assez « soft ». (la preuve, j’ai pu la regarder jusqu’au bout ;-P). D’ailleurs, je vous avoue avoir été plus inquiété parce que j’imaginais ce qui allait se passer, plutôt qu’à cause de ce qui s’est réellement passé ^^ C’était parfaitement dosé pour moi, mais peut-être que ça décevra ceux souhaitant ressentir davantage de frissons ^^ »

Pour conclure, et avant de trop en dire je vous invite à découvrir cette série 🙂 Certes, elle ne révolutionne pas le genre, mais elle est très bien exécutée et mérite d’être vue si l’ambiance vous intéresse 🙂

10 Jul 2020

Dino Hunter

Présentation

Lorsque Buck, un vieux briscard aux airs d’un certain Chuck N., croise la route d’Amanda Summers, une scientifique à la discipline on ne peut plus exotique, c’est le choc des cultures ! Pourtant, derrière l’histoire de Chuck, Amanda ne va pas tarder à sentir poindre de lourds secrets…

L’arrivée d’étranges vaisseaux extra-terrestres les précipitera alors dans une aventure à la croisée des époques et des races !

J’ai rencontré Olivier Saraja lors du TGS 2018. Il m’a été présenté par Andréa Deslacs et nous n’avions échangé que quelques mots, à l’époque. Puis, suivant ses pérégrinations d’écrivain, j’ai immédiatement été attiré par la couverture de son livre « Dino Hunter », disponible aux Éditions du 38 !

Lorsque j’achète un livre, je l’avoue, je mets du temps avant de le lire. C’est un vilain défaut que je m’applique à corriger, mais force est de constater que je traîne un peu. Pourtant, je viens de terminer ce livre de 252 pages au format numérique en à peine quelques jours ! C’est vous dire tant les péripéties des deux héros m’ont tenu en haleine !

Mon avis : 4/5 !

À vrai dire, j’aime les personnages hauts en couleur – et je crois ne rien vous apprendre ^^ (pour les néophytes, cf ma trilogie de SF humoristique) – donc le duo « vieux roublard » et « jeune scientifique » m’a tout de suite accroché 🙂 ! Bien que je ne connaisse pas très bien le domaine qu’elle étudie, en tant qu’ancien scientifique, ça m’a tout de suite parlé ^^ !

J’ai également adoré l’arrivée d’un certain personnage, nommé « S. » et aux références auxquelles il renvoie (que je ne dévoilerai pas, ici), et, surtout, une vérité rétablie à propos d’une fameuse espèce de dinosaure, trop souvent « hollywoodisée » à mon goût : je parle évidemment des… vélociraptors !

Enfin quelqu’un qui les décrit avec des plumes ! Et pas bien haut au garrot, ce qui ne les empêche pas d’être tout aussi dangereux !

De manière générale, l’auteur maîtrise l’intrigue et a su piquer mon intérêt tout au long de l’histoire, rajoutant sans cesse du mystère : moi qui m’attendais à n’affronter que quelques dinosaures… j’ai été servi ! Mais chut ! Je ne vous en dirais pas plus pour vous laisser le soin de le découvrir par vous-mêmes ;-P J’ai aimé sa vision plus poussée de ce qu’auraient pu être le comportement de certains dinosaures, notamment au niveau de leurs liens sociaux : ce n’étaient probablement pas que de gros lézards, un peu bêtes et bons qu’à se faire dorer la pilule au soleil… ou dévorer par des T-rex ^^

Seul petit bémol, je m’attendais néanmoins à un humour plus mordant et plus présent, comme le laissait présager mon interprétation – probablement fantasmée – de la couverture, ce qui ne m’a pas du tout empêché d’apprécier l’histoire 🙂

Les personnages se développent en totale cohérence avec eux-mêmes et avec le genre « aventure » du récit qui se prête davantage aux péripéties qu’à l’évolution psychologique interne, bien que les deux héros vont finir par réviser leurs opinions l’un envers l’autre, les rendant d’autant plus touchants 🙂

Concernant les messages véhiculés par l’histoire, je ne vous les dévoilerai pas ici, mais pour en dire malgré tout quelque chose, je trouve la conclusion plutôt rapide et n’expliquant pas tout… mais peut-être que l’auteur a prévu de développer ce point dans un futur ? ^^ J’ai même trouvé – un court instant – un côté un peu pesant et légèrement moralisateur… qu’une grenade a fini par alléger… ouf ! ^^

Conclusion

J’ai aimé cette aventure qui m’a captivée du début à la fin 🙂 ! C’est un bel ouvrage de science-fiction qui sort les dinosaures des sentiers battus et leur offre – du haut de leurs dizaines de millions d’années d’évolution #respect – une part belle au cœur de la science-fiction moderne ! Car cette histoire ne pourra que nous pousser à nous interroger sur notre place en tant qu’humains habitant cette planète que l’évolution nous a léguée… et du comment nous déciderons de notre avenir 🙂

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>> Mes prochaines lectures : Tome 3 de La Ligue des Ténèbres de Catherine Loiseau et Échanges Culinaires : Zombie vs Veggie de Lydie Wallon

17 Jun 2020

Plongée cosmique dans un trou noir

Imaginez-vous, prêt à plonger dans un trou noir, le scaphandre bien serré et les mirettes grandes ouvertes !

Dans mon déjà très populaire tome 1 de la trilogie Le Tour de l’Univers, je confronte les héros en les piégeant dans l’horizon d’un trou noir. Ils y rencontrent l’espèce qui y vit : les mystérieux Atemporels.

Découvrez ce que c’est que d’être littéralement aspiré par un trou noir dans cette vidéo de Balade Mentale 🙂 !

Spoiler alert : oubliez Interstellar de Christopher Nolan, ici, c’est le grand huit cosmique sans retour ! Une aventure à lire avant de tenter l’expérience vous-même… ou pas !

Allons plus loin et imaginons ensemble à quoi pourrait ressembler une espèce vivant à proximité de l’horizon des évènements d’un trou noir 🙂

Imaginez une espèce évoluant à la limite de l’horizon des événements d’un trou noir, où la physique devient une expérience étrange. Ces créatures seraient d’une nature hyper-adaptée, peut-être faites d’une matière exotique résistant aux forces gravitationnelles extrêmes. Leur perception du temps serait déconcertante pour nous, vivant dans une sorte d’éternité compressée. Leur corps pourrait être semi-translucide, ondulant dans l’espace distordu, utilisant la gravité intense pour se déplacer comme des surfeurs sur des vagues cosmiques. Leurs moyens de communication ? Probablement basés sur des ondes gravitationnelles, pour discuter à travers le chaos de l’espace-temps !

Leurs civilisations seraient construites en symbiose avec ces forces titanesques, exploitant l’énergie brute du trou noir pour alimenter des cités immenses, faites de structures flexibles pour résister aux déformations constantes de l’espace-temps. Leurs technologies reposeraient sur la maîtrise des singularités et des phénomènes quantiques, défiant notre compréhension.

En somme, ces créatures pourraient être à mi-chemin entre matière et énergie, vivant dans un équilibre précaire mais fascinant aux portes du néant.

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